|

Des nominations au CSA entérinées au Sénat et à l’Assemblée nationale

Des nominations au CSA entérinées au Sénat et à l’Assemblée nationale
Des commissions du Sénat et de l’Assemblée nationale ont validé mardi les nominations de deux nouveaux membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), la spécialiste du droit de la concurrence Juliette Théry-Schultz et l’ex-gendarme des télécoms Benoît Loutrel
La nomination de Mme Théry-Schultz a été entérinée à l’unanimité par la commission de la culture du Sénat, et celle de M. Loutrel a été approuvée à une majorité écrasante par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, bien au-delà de la majorité des 3/5e requise. 
Ces nouveaux membres du collège du CSA (qui en comprend au total sept, dont le président Roch-Olivier Maistre), ont été proposés respectivement par le président du Sénat, Gérard Larcher, et le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, pour remplacer Nicolas Curien et Nathalie Sonnac, dont les mandats sont arrivés à leur terme.
Lors de son audition à l’Assemblée nationale, Benoît Loutrel, haut fonctionnaire, polytechnicien et statisticien, qui a notamment dirigé le gendarme des télécoms, l’Arcep, est revenu sur une autre étape de son CV, celle de directeur des relations institutionnelles et des affaires publiques de Google France, soulignant qu’elle n’avait duré que 9 mois.
En 2017, après 13 ans dans les télécoms, «j’ai voulu voir autre chose et apprendre cette économie numérique dont on parlait beaucoup», a-t-il précisé. 
«J’avais la conviction qu’ils devaient être régulés» et «s’y préparer» notamment en étant «proactif dans (leur) rapport à la puissance publique et c’est sur cette base qu’ils m’ont recruté», a-t-il soutenu. Mais «il est apparu assez vite qu’ils n’avaient pas la volonté d’être des acteurs proactifs de la mise en place de cette régulation» et que «leur modèle d’autorégulation à l’époque manquait de crédibilité», a-t-il expliqué. 
Juliette Théry-Schultz, quant à elle, a fait l’essentiel de sa carrière au sein de l’Autorité de la concurrence, dont elle était cheffe du service juridique depuis deux ans, et a rappelé avoir travaillé sur plusieurs contentieux et avis concernant l’audiovisuel et les médias. Elle est aussi passée par le ministère de la Justice et la Commission européenne. 
Lors de son audition au Sénat, elle a insisté sur les rôles «cruciaux» du législateur et du régulateur face aux risques économiques et sociétaux de la «révolution numérique», notamment en matière de protection des données et de désinformation, tout en égratignant les moyens «énormes» déployés par les Gafa et les géants du streaming comme Netflix.

La newsletter

Toute l'actualité des médias et de la publicité chaque jour

S'inscrire gratuitement
Newsletter
Adwanted Inscription