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Fraude en ligne : les géants du net dans le viseur de Westminster

Fraude en ligne : les géants du net dans le viseur de Westminster
Face à l’explosion de la fraude pendant la pandémie, en particulier en ligne, le gouvernement britannique doit légiférer et mettre les géants de l’internet face à leurs responsabilités, estiment les députés dans un rapport parlementaire publié hier. 
Publicités frauduleuses en ligne, usurpation d’identité, investissements risqués dans les cryptomonnaies : «pendant trop longtemps, des escrocs pernicieux ont agi en toute impunité», a dénoncé dans un communiqué Mel Stride, député conservateur et président de la commission du Trésor, qui publie ce rapport.
«La fraude a explosé pendant la pandémie», et si le gouvernement «a fait quelques progrès en la matière», il faut désormais «agir plus fort et plus rapidement contre cette épidémie grandissante», a-t-il martelé. 
Les députés relèvent par exemple que Google, TikTok, Amazon, Facebook, Twitter ou encore Microsoft se sont engagés à ne diffuser que les publicités de services financiers autorisées par le régulateur financier britannique (la FCA), mais déplorent qu’il n’y ait «pas de calendrier défini pour l’entrée en vigueur de ces changements».
Le rapport lance plusieurs pistes: mettre à la charge de ces entreprises le remboursement des consommateurs victimes sur leurs plateformes, les obliger à être proactives dans la suppression des fraudes ou encore rendre obligatoire la vérification des annonceurs.
Dans un autre rapport parlementaire, la commission des Pétitions avait par ailleurs appelé mardi le gouvernement à imposer des amendes aux réseaux sociaux qui n’empêchent pas des individus ayant été bannis pour harcèlement ou agressions en ligne de créer un nouveau compte. 
Face à l’ampleur de la criminalité économique en général, les députés britanniques posent encore mercredi l’hypothèse d’avoir une seule agence pour y faire face plutôt qu’une myriade d’acteurs, comme c’est le cas aujourd’hui, appellent à mettre les bouchées doubles contre le blanchiment d’argent et à protéger les consommateurs des fraudes liées aux cryptomonnaies.
Le gouvernement britannique avait déjà annoncé mi-janvier que les publicités pour les cryptoactifs devaient être régulées comme les actifs traditionnels.
Le régulateur financier avait indiqué quelques jours plus tard vouloir durcir les règles régissant la publicité et le marketing des investissements à haut risque, pour protéger des consommateurs qui ne comprennent pas toujours à quoi ils s’engagent.
Un secrétaire d’Etat britannique au Trésor, Theodore Agnew, avait par ailleurs démissionné à la fin du mois, admettant l’échec de ses propres services après les révélations de fraudes massives sur des prêts gouvernementaux d’urgence aux entreprises pendant la pandémie, tout en fustigeant les «erreurs de débutant» de l’administration.
(Avec AFP)

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