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Les radios privées réactivent le Bureau de la Radio pour s’opposer à l’augmentation de la pub sur Radio France, revoir les seuils anti-concentration et les quotas musicaux

Les radios privées réactivent le Bureau de la Radio pour s’opposer à l’augmentation de la pub sur Radio France, revoir les seuils anti-concentration et les quotas musicaux
10 ans après sa création conduite par Michel Cacouault et inactif depuis plusieurs années, le Bureau de la Radio est relancé par les groupes Lagardère (Europe 1, RFM, Virgin Radio), M6 (RTL, FUN RADIO, RTL2), NextRadioTV (RMC, BFM Business) et NRJ Group (NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire et Chansons).
Il fait état d’un marché publicitaire en baisse structurelle depuis douze ans et pointe Radio France qui «souhaite pouvoir augmenter le montant de ses ressources publicitaires au détriment des radios privées.».
Le Bureau de la radio déclare que les radios de service public ont un budget équivalent au total du marché publicitaire radio alors que les opérateurs privés sont eux exclusivement financés par la publicité. Pour eux, «il est inenvisageable que Radio France puisse ponctionner ce marché afin de compenser les économies qui lui sont demandées et pour financer la diffusion supplémentaire en DAB+ de leurs six radios.».
Par ailleurs, le Bureau de la Radio s’inquiète «qu’aucune mesure spécifique à la radio ne soit inscrite dans le projet de loi de l’audiovisuel alors que certaines règles n’ont pas évolué depuis plusieurs décennies et il demande l’évolution de deux contraintes particulièrement obsolètes.» : le plafond prévu pour le respect des seuils anti-concentration doit être rehaussé.
Ce seuil dorénavant obsolète empêche le développement de groupes radiophoniques face à l’évolution du marché et des usages (Spotify, Deezer, Apple Music, Podcasts, etc…) ; les quotas musicaux doivent être assouplis. Les offres des plateformes de streaming et l’écoute en ligne concurrencent très fortement les radios sans aucune contrainte en termes de programmation.
Enfin, le Bureau de la Radio remet au menu des discussions les mentions légales dans les spots publicitaires dont la réglementation est jugée très lourde. Il propose l’autorisation du renvoi de ces informations règlementaires vers un site dédié.

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